Anne-Marie de Backer fille adoptive d’un songe

Achmy Halley

Il y a chez Anne-Marie de Backer un mélange de sensibilité poétique et de force, de cette vigueur enracinée des êtres de nature. On a pu la situer dans des régions mystérieuses, celle des Chimères deNerval, comme l’a fait Jean Rousselot qui a aussi cité Joë Bousquet et Louis Émié, parmer, comme Jehan Despert, de Baudelaire, ou d’Emily Brontë, sans la situer vraiment. Et puis, la diversité est grande tant ce poète est aux écoutes du monde avec une réceptivité de médium (...). Elle apprivoise le secret, va du paganisme au mysticisme pour les marier et les rendre comparables comme elle marie le réalisme terrien et le chant visionnaire. Une poésie où passent pêle-mêle des fantômes, des étoiles, des cygnes, des herbes, des flammes noires, où vibrent les orgues et tremblent les guitares, où s’édifient des lieux baroques, des châteaux de mémoire, des voyages dans le temps et l’espace de l’histoire (...). Mais nous n’avons pas parlé de l’essentiel : la grâce constante d’un sourire à peine esquissé, celui des eaux dormantes en pays de fées et de magiciennes.

Robert Sabatier

1992, 15 × 21 cm, 15,24 €, 146 p., dos carré collé, ISBN 2-905397-54-3.


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